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Bienvenue sur pioneer-astro.frÉditorialNasa : les sciences planétaires sacrifiéesPublié le mercredi 15 février 2012L'administration Obama a dévoilé en début de semaine son projet de budget fédéral pour l'année fiscale 2013. Si la somme proposée pour la Nasa n'est que légèrement inférieure à celle de l'an dernier (17,71 milliards de dollars contre 17,77), sa distribution au sein de l'agence sera fortement modifiée. En cas de validation en l'état par le Congrès, la division des sciences planétaires verrait ainsi son budget amputé de 300 millions de dollars. Et de nouvelles coupes sont déjà prévues pour les années suivantes. Conséquence directe : la Nasa se voit contrainte d'annoncer à ses partenaires européens qu'elle se désengage totalement des deux volets de la mission ExoMars, le satellite Trace Gas Orbiter prévu pour 2016 et le rover prévu pour 2018. Un nouveau coup qui pourrait s'avérer fatal pour ce programme plusieurs fois repoussé et remanié par le passé, bien que l'Esa tente actuellement de sauver ce qui peut l'être en montant une collaboration avec la Russie (lire à ce sujet l'article du 15 octobre 2011). En quittant ExoMars, les Américains se tirent plusieurs balles dans le pied. D'abord, ils manquent une bonne occasion de capitaliser sur l'important investissement consenti pour le développement du système d'atterrissage de la mission MSL/Curiosity, puisque le rover de 2018 devait utiliser un dispositif quasi-identique. Ensuite, ils se décrédibilisent aux yeux des Européens, qui pourraient rechigner à l'avenir à élaborer de nouvelles missions conjointes. Enfin, et à plus long terme, c'est la stratégie globale de la Nasa qui est mise en porte-à-faux : l'interruption de l'exploration automatique de Mars est en effet en contradiction directe avec l'ambition affichée d'y envoyer "un jour" des astronautes au moyen du nouveau lanceur lourd SLS et de la capsule Orion. De là à en conclure que cet objectif n'est, une fois de plus, que de la poudre aux yeux, il n'y a qu'un pas... Même si le budget fédéral est décidé par la Maison Blanche et par le Congrès, la Nasa n'est pourtant pas qu'une victime de la situation. Les origines de ses difficultés budgétaires sont connues. Premièrement, l'agence n'a pas su négocier correctement le virage de l'après-navette. Le développement des lanceurs Ares 1 et 5 du programme Constellation ayant été arrêté en 2010, elle doit désormais payer à la fois pour faire voler ses astronautes sur des vaisseaux russes, pour financer de nouveaux moyens d'accès à l'orbite basse (via des sociétés privées comme SpaceX) et pour développer le SLS et Orion. Deuxièmement, elle s'est piégée elle-même en gérant de manière absolument désastreuse le projet du télescope spatial James Webb, le fameux "successeur de Hubble", dont le coût final dépassera les huit milliards et demi de dollars, soit entre trois et cinq fois le coût estimé au début des années 2000*. Pour ne pas gaspiller les sommes astronomiques déjà investies, un plan a été mis sur pied l'an dernier pour achever la construction du télescope et assurer son lancement à l'horizon 2018. La réduction drastique du budget alloué aux sciences planétaires apparaît donc injuste autant qu'incohérente. Le comble de cette incohérence est que la reprise de la production de plutonium 238 est, elle, financée. Cet élément radioactif est utilisé pour fabriquer les RTG, ces générateurs électriques embarqués sur les grosses sondes interplanétaires. Or, de telles sondes ne pourront tout simplement plus voir le jour avec les moyens désormais attribués. Car outre l'exploration martienne, les "missions-phares" vers le système solaire externe (du type Voyager ou Cassini-Huygens) pourraient aussi être affectées et mises en attente pendant des années. Face aux immenses pertes prévisibles en termes de connaissance et de savoir-faire technologique, certains, comme Jim Bell, président de la Planetary Society, plaident pour que le budget 2013 de la Nasa soit rééquilibré par le Congrès en faveur des sciences planétaires. Mais ce revirement de situation semble hélas improbable. Mieux vaut s'y faire : la Nasa, après avoir impressionné la Terre entière pendant plus d'une décennie avec les succès de ses sondes et de ses rovers, va se détourner en partie de cette voie. Et c'est la Terre entière qui y perdra.
*À titre de comparaison, le coût final de la mission MSL est de 2,5 milliards de dollars. Là aussi, le budget initialement attribué (1,6 milliard) a été largement dépassé. À la UneToute l'actualité Haut de la page Flashs info10/05 : la mission du satellite d'observation de la Terre Envisat, silencieux depuis plus d'un mois, a été déclarée officiellement terminée par l'Agence Spatiale Européenne. Malgré d'importants moyens mis en place (imagerie optique et radar, en particulier), l'enquête n'a pas permis de déterminer avec certitude l'origine de la panne. 21/04 : la navette américaine Discovery a été transférée cette semaine du centre spatial Kennedy, en Floride, vers l'annexe Steven F. Udvar-Hazy du Musée de l'Air et de l'Espace de Washington. Elle y sera désormais exposée au public en lieu et place du prototype Enterprise, qui sera pour sa part transféré vers une musée de New-York. 13/04 : l'Agence Spatiale Européenne a perdu le contact avec son satellite d'observation de la Terre Envisat depuis le 8 avril. La cause de l'incident ainsi que le statut de l'appareil sont toujours inconnus, mais les tentatives de réactivation se poursuivent. Lancé en 2002, Envisat était prévu pour une mission nominale de cinq ans. 25/03 : avant-hier, pour sa première mission de l'année, la fusée Ariane 5 a lancé avec succès le troisième exemplaire du vaisseau de ravitaillement européen de la Station Spatiale Internationale, l'ATV Edoardo Amaldi. D'une masse de près de vingt tonnes, celui-ci rejoindra le complexe orbital dans la nuit du mercredi 28 au jeudi 29. 10/02 : le nouveau lanceur léger européen Vega s'élancera pour son vol inaugural ce lundi 13 février depuis le Centre Spatial Guyanais, à Kourou. La fenêtre de tir s'étend de 10h00 à 12h00 TU (11h00 à 13h00 heure de Paris). Les deux satellites principaux et sept picosatellites emportés représentent une masse d'environ 420 kilos. Plus de flashs info sur Twitter Haut de la page Événements à venirLe compte à rebours
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31/05 : retour sur Terre de la capsule commerciale Dragon C2+ Tous les événements à venir Haut de la page Arrêt sur imageBulle de feuPublié le jeudi 1er décembre 2011
23 février 1997 : à bord de la station orbitale russe Mir, la défaillance d'un générateur d'oxygène déclenche un début d'incendie. Celui-ci est rapidement maîtrisé par l'équipage, mais déjà une épaisse fumée a envahi l'étroit habitacle et obligé les spationautes à recourir aux masques à oxygène. Si de tels départs de feu sont heureusement rarissimes à l'intérieur des vaisseaux spatiaux, ils n'en sont pas moins une menace très sérieuse pour la sécurité de leurs occupants. Problème : on en sait peu sur les effets de l'impesanteur dans les mécanismes de la combustion. L'expérience Flex (pour "Flame Extinguishment"), mené depuis mars 2009 par la Nasa à bord de son laboratoire Destiny, sur la Station Spatiale Internationale, a justement pour but de faire progresser les connaissances théoriques et pratiques sur le sujet. Au sein du dispositif, de petites gouttes d'heptane ou de méthanol sont embrasées et leur combustion minutieusement suivie. Comme il n'y a ni haut ni bas en impesanteur, la flamme ne prend pas la forme dont nous avons l'habitude ici-bas, mais celle d'une bulle bien ronde. Et ceci n'est pas sans conséquences sur la combustion, qui se fait plus lentement et nécessite moins d'oxygène qu'en gravité normale. Cela signifie que le produit utilisé pour l'arrêter doit être plus concentré. Par ailleurs, les chercheurs ont aussi eu la surprise de constater que dans certaines conditions, la goutte d'heptane peut continuer à brûler après l'extinction de la flamme ! Un phénomène pour lequel ils n'ont pour le moment aucune explication... Résolution maximale (12 Ko) Les archives Haut de la page Le site en chiffres90 entrées dans le dictionnaire. |
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