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Bienvenue sur le site pioneer-astro !ÉditorialMars s'éloignePublié le mercredi 28 octobre 2009Vous avez peut-être reçu vous aussi cet e-mail il y a quelques mois de cela. Ce fameux e-mail annonçant à grand renfort de lettres capitales et de points d'exclamation que, dans la nuit du 27 août 2009, la planète Mars allait apparaître aussi grosse que la Lune dans le ciel, et qu'il ne fallait surtout pas rater ça. Il s'agissait évidemment d'un canular, probablement issu d'une déformation plus ou moins intentionnelle d'un événement réel - mais moins spectaculaire - survenu à l'été 2003. Si une telle configuration avait été possible, cela ferait sûrement bien longtemps que l'Homme aurait posé le pied sur la Planète Rouge. Rendez-vous compte : Mars étant approximativement deux fois plus grande que la Lune, il aurait fallu qu'elle se situe seulement deux fois plus loin pour avoir le même diamètre apparent. Huit jours de voyage au lieu de quatre, pas de quoi refroidir Américains et Russes pendant la Guerre Froide... Seulement voilà, dans la réalité, Mars ne s'approche de la Terre qu'à environ 56 millions de kilomètres lors des oppositions les plus favorables (comme à l'été 2003, justement). En l'état actuel des choses, cela veut dire six mois de voyage, au bas mot. Le bond en avant par rapport aux missions lunaires est donc très significatif, à tel point que la première expédition martienne n'a cessé d'être repoussée au fil des ans. Pourtant, les Américains semblaient s'être enfin décidés à franchir le pas lorsqu'ils ont lancé en 2004 leur nouveau programme d'exploration habitée, baptisé Constellation. L'architecture choisie, basée sur un véhicule spatial plus simple que la navette (la capsule Orion) et sur deux nouveaux lanceurs (Ares 1 pour Orion et Ares 5 pour les lourdes charges utiles), devait être suffisamment souple pour permettre à la fois une desserte de l'orbite terrestre basse ainsi que d'une station lunaire, et des voyages plus lointains vers Mars et les astéroïdes. Malheureusement, il semblerait qu'une fois encore, la confrontation avec la réalité ait coupé court aux rêveries. Retard dans la conception d'Ares 1, difficulté à tenir le calendrier de vol des navettes, avenir incertain de la Station Spatiale Internationale : la Nasa avait besoin d'une grande remise à plat. C'est désormais chose faite avec le rapport rendu au président Obama par le comité Augustine, du nom de l'ancien PDG de Lockheed Martin qui l'a dirigé. Pendant plusieurs mois, ce groupe d'experts a passé en revue les programmes en cours et évalué les différentes options envisageables pour l'avenir des vols habités américains. Et concernant Mars, ses conclusions sont sans appel : tout en reconnaissant qu'elle constitue sans doute la destination la plus intéressante, scientifiquement parlant, dans le système solaire interne, il estime qu'elle n'est pas la priorité actuelle. Fini donc le célèbre slogan du projet Constellation, "to the Moon, Mars and beyond" ("vers la Lune, Mars et au-delà"). Désormais, ce serait plutôt "vers la Lune, et pour le reste on verra plus tard"... Alors, finalement, à quand le grand voyage vers la Planète Rouge ? Tenter de répondre à cette question a toujours été assez hasardeux et l'est plus que jamais, tant les paramètres à considérer sont nombreux et, pour la plupart, imprévisibles. Cependant, au vu de la tournure que prennent les choses outre-Atlantique, on peut raisonnablement penser qu'il faudra maintenant attendre la seconde moitié du siècle. À moins bien sûr qu'une autre nation ne vienne mettre son grain de sel...
À la UneToute l'actualité Haut de la page Flashs info07/02 : le lancement de la navette américaine Endeavour en direction de la Station Spatiale Internationale (mission STS-130), prévu ce matin à 9h39 TU, a été reporté en raison de conditions météorologiques défavorables. Il est désormais prévu au plus tôt demain matin à 9h14 TU, soit 10h14 heure de Paris. 05/02 : la mission de la sonde américaine Cassini, qui explore le système de Saturne depuis 2004, vient d'être officiellement prolongée par la Nasa jusqu'en septembre 2017. Grâce à cette extension, le vaisseau effectuera 155 orbites supplémentaires autour de la géante aux anneaux, ainsi 54 nouveaux survols de Titan, son plus gros satellite. 04/02 : hier, l'Iran a procédé au lancement de plusieurs animaux dans l'espace (un rat, deux tortues et des vers) à l'aide d'une fusée-sonde baptisée Kavoshgar 3. La République islamique a aussi profité de cet événement pour annoncer la mise en service prochaine d'une nouvelle fusée capable d'atteindre 500 kilomètres d'altitude. 24/01 : le télescope infrarouge américain Wise, lancé le 14 décembre dernier, vient de découvrir son premier astéroïde. D'un diamètre estimé à un kilomètre, 2010 AB78, c'est son nom, se classe dans la catégorie des géocroiseurs (les objets qui passent à proximité de la Terre) mais évolue sur une orbite inclinée, et n'est donc pas jugé menaçant. 21/01 : ce matin, les spationautes Maxim Suraev et Jeffrey Williams ont déplacé le vaisseau Soyouz TMA-16 du module Zvezda au module Poïsk de l'ISS. L'objectif était de contrôler le bon fonctionnement du port d'amarrage de ce compartiment installé en novembre dernier, qui accueillera à l'avenir de nombreux Soyouz et Progress. Événements à venirLe compte à rebours
Autres événements à venir
10/02 : lancement de l'observatoire solaire américain SDO par une fusée Atlas 5 Tous les événements à venir Haut de la page Arrêt sur imageL'improbable renaissance du PhoenixPublié le jeudi 14 janvier 2010
L'hiver a été rude dans la plaine de Vastitas Borealis, dans l'hémisphère Nord de Mars. Il a fait si froid que le dioxyde de carbone de l'air s'est en partie condensé au sol, formant une couche de givre d'environ 30 centimètres d'épaisseur. La sonde américaine Phoenix, qui s'est posée dans la région en mai 2008, et dont la mission s'est étendue jusqu'en novembre de la même année, a-t-elle pu survivre à de telles conditions ? C'est la question que se pose la Nasa, qui va utiliser à partir de la semaine prochaine son satellite Mars Odyssey pour tenter de capter un éventuel signal radio en provenance de l'atterrisseur. Celui-ci a en effet été programmé pour émettre automatiquement dès que l'énergie fournie par ses panneaux solaires serait suffisante. Reste que les chances pour qu'il soit en état de fonctionner sont pratiquement nulles : non seulement le froid a sans doute endommagé l'électronique de bord, mais le poids du givre a aussi pu entraîner la rupture des panneaux solaires ou d'autres composants vitaux. L'image ci-dessus a été prise le 6 janvier par la caméra HiRise de Mars Reconnaissance Orbiter, une autre sonde de la Nasa. Elle couvre une zone d'environ 470 mètres de long sur 380 de large. Les rectangles rouges y indiquent, de gauche à droite, la position de Phoenix, de son bouclier thermique et de sa coque de protection arrière. Tout autour, la sublimation du givre laisse peu à peu réapparaître la teinte ocre du sol sous-jacent et révèle des motifs polygonaux qui sont caractéristiques des régions circumpolaires (aussi bien martiennes que terrestres). Il s'agit en effet de fractures engendrées au fil des hivers par la contraction du sol en réponse à la baisse des températures. Parce qu'elles forment des creux, ces fractures seront les derniers endroits à être débarassés du givre qui les recouvre, et c'est pourquoi celui-ci les met en valeur. Résolution intermédiaire Résolution maximale (1,1 Mo) Les archives Haut de la page Le site en chiffres63 entrées dans le dictionnaire. La dernière mise à jour de cette page a été effectuée le dimanche 7 février 2010. |
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