Mardi 14 février
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Bienvenue sur pioneer-astro.frÉditorialL'Homme dans l'espace, 50 ans plus tardPublié le mardi 12 avril 2011Parfois, le monde peut changer en quelques heures. Ce fut le cas le 12 avril 1961. Ce jour-là, moins de quatre ans après la mise sur orbite du Spoutnik, l'Union Soviétique renchérissait avec un exploit encore plus spectaculaire : l'envoi d'un Homme dans l'espace. En 108 minutes, Iouri Gagarine fit le tour de la Terre, survolant l'Asie, le Pacifique, l'Atlantique, l'Afrique et le Moyen-Orient avant de revenir au sol, sain et sauf. Et voilà, c'était fait ! On a peine aujourd'hui à mesurer l'impact culturel et politique de cet événement : disons simplement qu'il a été considérable. L'Homme venait de quitter son berceau, et les rêves les plus fous semblaient enfin à portée ! Alors, un demi-siècle après Gagarine, où en sommes-nous ? Qu'avons-nous accompli et que nous reste-t-il à faire ? Jetons un œil par le hublot arrière... Survenu en pleine Guerre Froide, l'exploit soviétique a d'abord provoqué un sursaut d'orgueil dans le "camp d'en face". C'est ainsi que moins d'une décennie plus tard, les États-Unis renversaient la situation en décrochant la Lune les premiers, eux qui avaient pris un si mauvais départ dans la course aux étoiles. Par la suite, l'exploration habitée marqua un coup d'arrêt inévitable. Les moyens humains et financiers du programme Apollo n'avaient pas vocation à rester mobilisés dans la durée. Dans ces conditions, impossible de viser plus loin : Mars devra attendre. Et c'est donc au moyen de sondes automatiques que la partie se continua dans le système solaire, les Soviétiques remportant de belles victoires sur Vénus, mais laissant les Américains triompher ailleurs. Du côté des vols habités, l'époque des pionniers laissa la place à celle de la "démocratisation" de l'espace. À l'Est, cela prit la forme de stations orbitales (les Saliout puis Mir) dans lesquelles des cosmonautes séjournèrent de plus en plus longuement. À l'Ouest, ce fut la mise au point de la navette, qui fut d'ailleurs lancée pour la première fois à la date anniversaire du vol de Gagarine, le 12 avril 1981. Avec la fin de la Guerre Froide, les deux logiques se rejoignirent finalement et montrèrent leur complémentarité. Cette réunion aboutit au projet ISS, salué comme une réussite technologique et politique, mais décrié pour son coût exorbitant et son retour scientifique limité. La démocratisation de l'espace s'est aussi traduite par l'arrivée de nouveaux acteurs, privés comme publics, qui ont rapidement compris l'intérêt qu'il y avait à investir la banlieue terrestre. Et, de fait, les satellites n'ont jamais rendu autant de services qu'aujourd'hui. Télévision, communications, météo, géolocalisation, gestion des ressources... Tous les aspects de notre vie quotidienne sont concernés. Et pourtant, paradoxalement, l'espace n'a jamais été aussi peu visible. Les satellites tournent toujours plus nombreux au-dessus de nos têtes, mais ils ne font plus lever les yeux (ni les caméras) vers les étoiles. L'ISS est moins connue du grand public que Mir, sa défunte ancêtre. La navette termine sa carrière, sans que l'on sache par quoi elle sera remplacée. Les grands projets de base lunaire et d'expédition martienne sont sans cesse repoussés. Bref, l'euphorie des débuts semble retombée. Rattrapée par nos problèmes bien terrestres, diront certains. Pas seulement. La conquête spatiale n'en est plus une. L'orbite basse est désormais colonisée. Nous savons y aller, y vivre. Mieux, y collaborer. La Lune a été laissée de côté depuis trop d'années, mais les technologies sont toujours là et nous saurons y retourner le moment voulu. Non, pour que l'espace fasse à nouveau rêver, il faut viser au-delà. S'obliger à se dépasser, à sortir des sentiers battus, à aller au devant de l'inconnu. Nous devons faire ces choses, comme le disait Kennedy, "non parce qu'elles sont faciles, mais bien parce qu'elles sont difficiles". C'est la recette pour changer le monde.
À la UneToute l'actualité Haut de la page Flashs info10/02 : le nouveau lanceur léger européen Vega s'élancera pour son vol inaugural ce lundi 13 février depuis le Centre Spatial Guyanais, à Kourou. La fenêtre de tir s'étend de 10h00 à 12h00 TU (11h00 à 13h00 heure de Paris). Les deux satellites principaux et sept picosatellites emportés représentent une masse d'environ 420 kilos. 12/01 : la nuit dernière, le rover américain MSL/Curiosity a effectué la première et la plus importante correction de trajectoire de son voyage vers Mars. Cette manœuvre, qui s'est étendue sur trois heures au total, a été réalisée sans interrompre la rotation stabilisatrice de la sonde. Une autre correction est prévue pour le 26 mars. 24/11 : pour la première fois depuis le 8 novembre, un contact radio a pu être établi avec la sonde russe Phobos Grunt, bloquée sur orbite terrestre. C'est une station de suivi de l'Esa située à Perth (Australie) qui a réussi à obtenir une réponse de l'engin dans la soirée du 22 novembre, avant d'acquérir sa télémétrie le lendemain. 20/11 : le lancement vers Mars du rover américain MSL/Curiosity vient d'être repoussé d'une journée afin de permettre le remplacement d'une batterie du système de destruction en vol de la fusée Atlas 5. Le décollage est donc désormais prévu pour le samedi 26 novembre, à partir de 15h02 TU (16h02 heure de France métropolitaine). 10/11 : deux jours après le lancement de la sonde Phobos Grunt, les ingénieurs russes ne sont toujours pas parvenus à en reprendre le contrôle. L'appareil, bloqué sur orbite terrestre, ne communique aucune donnée de télémétrie, et les tentatives pour réactiver son émetteur sont restées vaines jusqu'ici. L'espoir d'un sauvetage s'amenuise. Plus de flashs info sur Twitter Haut de la page Événements à venirLe compte à rebours
Autres événements à venir
14/02 : lancement du satcom luxembourgeois SES 4 par une fusée Proton Tous les événements à venir Haut de la page Arrêt sur imageBulle de feuPublié le jeudi 1er décembre 2011
23 février 1997 : à bord de la station orbitale russe Mir, la défaillance d'un générateur d'oxygène déclenche un début d'incendie. Celui-ci est rapidement maîtrisé par l'équipage, mais déjà une épaisse fumée a envahi l'étroit habitacle et obligé les spationautes à recourir aux masques à oxygène. Si de tels départs de feu sont heureusement rarissimes à l'intérieur des vaisseaux spatiaux, ils n'en sont pas moins une menace très sérieuse pour la sécurité de leurs occupants. Problème : on en sait peu sur les effets de l'impesanteur dans les mécanismes de la combustion. L'expérience Flex (pour "Flame Extinguishment"), mené depuis mars 2009 par la Nasa à bord de son laboratoire Destiny, sur la Station Spatiale Internationale, a justement pour but de faire progresser les connaissances théoriques et pratiques sur le sujet. Au sein du dispositif, de petites gouttes d'heptane ou de méthanol sont embrasées et leur combustion minutieusement suivie. Comme il n'y a ni haut ni bas en impesanteur, la flamme ne prend pas la forme dont nous avons l'habitude ici-bas, mais celle d'une bulle bien ronde. Et ceci n'est pas sans conséquences sur la combustion, qui se fait plus lentement et nécessite moins d'oxygène qu'en gravité normale. Cela signifie que le produit utilisé pour l'arrêter doit être plus concentré. Par ailleurs, les chercheurs ont aussi eu la surprise de constater que dans certaines conditions, la goutte d'heptane peut continuer à brûler après l'extinction de la flamme ! Un phénomène pour lequel ils n'ont pour le moment aucune explication... Résolution maximale (12 Ko) Les archives Haut de la page Le site en chiffres88 entrées dans le dictionnaire. |
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