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La navette américaineIntroductionDécoller comme une fusée mais atterrir comme un avion : tel est, si l'on devait le réduire à sa plus simple expression, le concept de la navette spatiale. Un concept totalement révolutionnaire à l'époque où les États-Unis s'engagent sur cette voie, juste après leur victoire dans la course à la Lune. Grâce à la navette, on devait en finir avec les capsules exigües et avec les atterrissages dans l'océan, on devait emmener plus de monde, plus souvent, et pour moins cher vers l'orbite basse, on devait pouvoir tout faire avec le même engin. Bref, la navette, c'était la démocratisation de l'espace. Alors bien sûr, la réalité a été un cran en-dessous du rêve. D'abord, le rythme des vols n'a jamais atteint celui espéré à un certain moment par la Nasa (environ une mission par semaine !). Et puis, il y a eu les drames : celui de Challenger, en janvier 1986, qui a fait prendre conscience à l'Amérique du risque qu'elle avait pris en faisant reposer l'ensemble de ses activités spatiales sur un engin aussi complexe que la navette ; et celui de Columbia, en février 2003, qui a lui sonné le glas du programme. Il n'empêche : pendant trente ans, la navette aura existé, elle aura volé et accompli une incroyable variété de missions, du lancement de sondes interplanétaires à l'assemblage de la Station Spatiale Internationale en passant par la maintenance de Hubble, les rendez-vous avec Mir, la réparation de satellites ou encore les missions dédiées à la recherche. À n'en pas douter, les images de cette grande aventure humaine et technologique susciteront durant bien des décennies la nostalgie de ceux qui l'auront vécu mais aussi, gageons-le, l'émerveillement des plus jeunes.
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*Variable selon l'orbiteur utilisé et la configuration du lancement StructureAu moment du lancement, la navette se compose de trois éléments principaux : l'orbiteur, le réservoir externe et les deux boosters latéraux (l'ensemble forme ce que l'on appelle le "stack"). L'orbiteur - l'avion spatial en lui-même, à bord duquel prend place l'équipage - est alors en position verticale, le nez tourné vers l'espace. Ses trois moteurs cryotechniques, les SSME (pour Space Shuttle Main Engines), sont les premiers à être allumés durant la procédure de décollage, environ six secondes avant le terme du compte à rebours. Ils sont alimentés en hydrogène et oxygène liquides par l'immense réservoir externe, fixé au "ventre" de l'orbiteur, et facilement identifiable à sa couleur rouille. C'est le seul élément de la navette à ne pas être réutilisé, car il est largué à la fin de l'ascension et se désintègre dans l'atmosphère. Les boosters, enfin, sont des propulseurs à propergol solide qui fournissent l'essentiel de la poussée dans les deux premières minutes du lancement. Ils sont ensuite séparés du réservoir externe par des dispositifs pyrotechniques et retombent sous parachutes dans l'océan, où ils seront récupérés en vue d'un autre lancement.
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La dernière mise à jour de cette page a été effectuée le mercredi 8 septembre 2010. |
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